Autorisation de travail : la bête noire des étudiants algériens en France

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Près de 26 000 jeunes Algériens poursuivent leurs études supérieures dans des universités française et ont besoin d’une autorisation de travail s’ils souhaitent travailler.

L’autorisation de travail n’est pas obligatoire pour les étudiants étrangers mais ce n’est pas le cas pour les algériens puisque les étudiants algériens dépendent des « accords de 1968 », qui réglementent la circulation, l’emploi et le séjour des ressortissants algériens  en France. La demande d’autorisation de travail est à la charge de l’employeur.

Nous avions tous été émus par le suicide de deux étudiants algériens en Mars 2015. Pour expliquer leur geste leurs proches ont évoqué, entre autres cette autorisation de travail qui les empêchait de travailler. Car en plus de cela les étudiants étrangers ne bénéficient ni de bourse du CROUS ni d’aide financière de leur pays d’origine.

Sans cette formalité il est impossible d’exercer un job étudiant.  L’obtention de cette autorisation se fait après une longue procédure administrative ce qui décourage souvent les employeurs d’embaucher des étudiants algériens.

Les syndicats et mouvements étudiants ont beau dénoncer la situation des étudiants et réclamer la suppression de cette formalité mais en vain.

En réalité, cette décision ne dépend pas de la France puisque ce n’est pas la France qui est à l’origine de l’instauration de cette formalité administrative mais bien l’Algérie.

En effet cela a pour but de limiter la fuite de ses jeunes cerveaux. L’interdiction de travailler ne figurait pas dans le texte de 1968, c’est un avenant ajouté en 2001 à la demande d’Alger.

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