Projet Peugeot Algérie: les 4 conditions françaises qui ont fait échouer la signature

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Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a usé de son «droit de veto» pour stopper net le projet de l’installation d’une usine Peugeot en Algérie et reporter ainsi la signature de l’accord qui devait le finaliser à une date ultérieure.

Ce report est dû à quatre raisons, invoquées par la partie française, que le Premier ministre a jugées inconcevables et inéquitables, estimant, en outre, que c’est une tentative d’humilier et de mépriser la partie algérienne.

En effet, de sources gouvernementales, Echorouk a appris le report de la signature de ce projet qui devait avoir lieu lors de la réunion du Comité intergouvernemental algéro-français de haut niveau, coprésidée par les Premiers ministres des deux pays et que Abdelmalek Sellal était mécontent de la mouture du projet présentée par la maison mère, Peugeot France, estimant que certains articles du cahier des charges étaient humiliants pour l’Algérie, entre autres un article crucial qui nous prive du droit de regard, de prise de décision et de participation à la gestion de cette unité de production et nous rabaisse au rang de pourvoyeur de fonds uniquement.

Les autres articles ont trait à la règle 51-49 que la partie française voudrait geler et prendre la plus grande participation si la partie algérienne venait à se désister pour être 100% française en sus de ne pas consulter les comptes sociaux de cette usine de production.

En outre, contrairement aux autres partenariats dans des projets d’investissement avec les étrangers où il y a un transfert de technologie et de savoir-faire, dans ce projet-ci, la partie française envisage uniquement un côté commercial comme un agent agréé et c’est cette dernière exigence qui soulevé l’ire de la partie algérienne.

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